Geekaroni étant le blogue auquel je participais au lieux d’engraisser celui-ci.

Chronique cinéma du jeudi

Ici, sur Geekaroni, la crème de l’intelligence « bloguienne » québécoise s’est retrouvée virtuellement pour offrir autre chose que de bêtes histoires de blondes ou de ragots sur le dernier mou du bulbe qui a sali sa couche en direct sur Occupation Double. Nous, c’est du solide, du surchoix, le gras est enlevé et on ne met pas nos doigts sur la balance avant de vous offrir notre camelote soigneusement pesée.

Malgré cette belle cohésion intellectuelle, nous ne nous sommes jamais rencontrés (ce qui est bien, car le fil électrique de mon poumon d’acier n’est que de 2 mètres). Mais j’avoue entretenir une certaine curiosité envers mes collègues geekaroniens…

C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous parle de ma première « rencontre » virtuelle avec PIERRE-PATRICK MORIN et du même coup, vous pond une petite chronique cinéma.

Partant du principe que PIERRE PATRICK MORIN est un acteur chevronnée, rompu à tous les types de rôles (un Method Actor comme Marlon Brando, Bettie Page et Manda Parent), j’en ai déduis qu’il avait dû en baver à ses débuts et qu’il avait probablement tourné dans des productions très en marge de l’industrie. Des productions qui lui ont permis de palper, de pénétrer le métier avec toute l’intimité nécessaire et de se mettre nu pour son art.

Pour des raisons personnelles, j’ai commencé mes recherches dans l’industrie du vidéo de charmes (que les incultes appellent avec un mépris, l’industrie des « fims de culs. Pas de “L” à films, comme on le prononce à Saint-Lin).

En fouillant dans mes bookmarks, j’ai retrouvé la trace de PIERRE-PATRICK MORIN. Sur le site www.unshavensmellyfuckinfrenchfrogs.com, on retrouve un clip mettant en vedette notre acteur fétiche. Ce clip est tiré du film « Du cul au menu », pièce d’anthologie du terroir québécois tournée entièrement dans un « chalat » de Yamachiche.

Le film, dirigé par Jean-Marie St-Ciboire, a été tourné dans les années 80 et met en vedette : PIERRE-PATRICK MORIN dans le rôle d’Aimé, le préposé à la salade de choux à la cafétéria du siège social de la CSN, Sabrina St-Ciboire dans le rôle de Sabrina la jeune ingénue, Olga Jerkoff, dans le rôle d’Olga, une employée de gaz métropolitain ainsi que Jean-Marie St-Ciboire dans le rôle du père de Sabrina. On notera que les dialogues sont cosignés par le réalisateur et PIERRE-PATRICK MORIN himself.

Synopsis du film: Une jeune ingénue se met dans la tête de devenir la nouvelle Jehane Benoît afin d’enseigner aux nouvelles générations le bien mangé. En vacances à Yamachiche chez son oncle (on apprendra, à la fin du film, qu’il est en fait son père), Sabrina se lie d’amitié avec le préposé à la salade de choux de la CSN qui travaille durant l’été comme comme pompiste à la station d’essence Esso, un garage de mécanique générale de la rue principale de Yamachiche (où on peut acheter des cartes de Pokémon de contrebande en arrières de la pile de tires (prononcé “Tayeure”).Se dernier propose à Sabrina de lui révéler le secret de sa sauce secrète direct « sua bédaine », évidemment la naïve Sabrina sera vite conquise par le beau parleur.

La scène du film que j’ai choisi est celle ou intervient Olga, l’employée du gaz.

La scène se passe dans la cuisine, PIERRE-PATRICK MORIN vêtu, ou plutôt dévêtue de sa chienne de travail est allongé sur la table pendant que Sabrina, vêtue de ses bas thermos, bottes de ski-doo (la cuisine n’est pas chauffée et le plancher est en tuiles thermoplastiques) prodigue des caresses orales aux parties génitales de PIERRE-PATRICK MORIN.

- Oui, oui, je la veux toute, toute, toute.
- Allez, faisons communier l’apex de mon gland avec le vide laissé par l’ablation de tes amygdales, rhaaaa! (texte de PPM)

À ce moment, entre dans la pièce une statuesque beauté germanique. La splendide Teutonne aux gros teutons laisse tomber un guttural : “Guten Tag Herr St-Ciboire !”.

Ici le réalisateur du film prend une judicieuse décision afin de ne pas allonger indûment le film. Olga, la sculpturale Teutonne, se déshabille illico en voyant la scène qui s’offre à elle. (Note pour les puristes : Olga Jerkoff était une étudiante allemande ramassée sur la 20, à la hauteur de Drummondville, par PIERRE-PATRICK MORIN alors qu’elle faisait du pouce vers Québec pour arriver à temps au Carnaval.)

Olga prend Sabrina en “poche de patates” et l’assoit sur la cuisinière (heureusement éteinte). S’agenouillant devant la cuisinière, Olga commence à cunnilinguer l’ingénue avec beaucoup d’assurance et un peu de dents.

Suivra un grand moment de cinéma où PIERRE PATRICK MORIN, simule une perte d’équilibre (il se prend les pieds dans sa chienne – son vêtement – et se pète la gueule sur la chaise berçante de la grand-mère St-Ciboire.). Ici, vous aurez compris que PIERRE-PATRICK MORIN joue le quidam ordinaire qui aurait oublié de relever sa chienne car, qui y aurait pensé dans une telle situation.

Finalement, PIERRE PATRICK MORIN se relève et vient prêter main-forte à Olga en lui inspirant de fines manoeuvres à exécuter. Autre détail de taille, le sexe de PIERRE-PATRICK MORIN est au repos. PIERRE-PATRICK MORIN prend de l’avance, il sait qu’après l’amour, l’homme est triste. Il « transsubstantie » (d’où le titre de la chronique) le moment présent en moment complété. Il offre une vue d’un future qui n’existe que dans l’inconscient collectif d’un auditoire qui carbure aux rêves puant du matin suivant. PIERRE PATRICK MORIN joue avec brio l’homme ordinaire qui-baise-la-petite-voisine-pendant- que -cuisent-les-muffins-aux-carottes.

La scène suivante nous explique comment faire de la sauce à poutine avec seulement de la farine, un cube d’Oxo et du mastic.

Pour conclure, un film à voir, surtout pour la prestation de PIERRE-PATRICK MORIN et les croustillant et intellectuellement stimulant dialogues. La carrière de PIERRE-PATRICK MORIN dans cette industrie, fut malheureusement très courte. PIERRE-PATRICK MORIN, on le sait passa ensuite quelques années comme garde du corps de la petite grosse des Baby Spice. Les valeurs morales de PIERRE PATRICK MORIN lui interdisant de mêler sexe et jeunes filles mineures.

Prochaine chronique : Les frères Internet dans “Bienvenue à Hérouxville, par ici la sortie le turban !
Une production Xéno/mairie de Hérouxville.

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