Il y a deux type d’albums dans mes affaires : Ceux que je possédais avant de lire la liste et ceux que j’ai acquis après avoir lu la liste. La plupart des gens normaux découvre le sexe à l’adolescence, pas moi. Étant d’une paresse (et timide) au delà de toutes espérances, j’ai passé beaucoup de temps seul à écouter des vinyles et lire. D

Dans l’ordre, les quatre premiers albums que j’ai acheté étais 1. Michel Fugain (une merde de compilation dont la majorité des chansons étaient écrites par Delanoé), 2. Neige de André Gagnon (avec le grand “succes” WOW – on est en plein Disco), 3. Plume Pou Digne (J’ai été longtemps terrorisé par le bruit de disque rayé au début de l’album), 4. In the court of the Crimson King.

On peut voir la progression. J’ai découvert les Beatles peu de temps après. L’attrait des Beatles est que si vous avez suffisamment pris d’ascenseur, vous connaissez toutes les mélodies des Beatles. Le point est que la musique des Beatles est si importantes, il est impossible de ne pas y être confronté. Mon grand plaisir était d’acheté des albums des Beatles et me rendre compte que je connaissais toutes les tounes. Sgt Peppers a été acquis à la fin des années 70, après “Rubber Soul” et “Revolver” – mes favoris.

À l’époque, le vinyle contenait encore les trucs à découpés (moustache, médailles…). Au moment de l’acquisition, Rubber Soul était mon album favori – plus pop, plus de mélodies accrocheuses mais moins mature.

À propos de Peppers, à part la toune titre, “A Day in The Life” et “With a Little Help from my Friends”, je suis resté plutôt froid. Après quelques écoutes, “She’s Leaving Home” est devenu le centre de mes préoccupations.  Il y avait quelque chose de pathétique et de vibrant dans cette histoire d’enfant adulte qui veut s’émanciper de parents controllant (je suis en pleine adolescence). Les violons (tellement MacCartney) et surtout cette voix qui décrit plutôt que de participer me hante encore.

Après plusieurs écoutes, j’ai compris le concept et est devenu un fan de cet album. C’est évident que trente ans plus tard, les envolées de cythare ( ou sythare) de Harrison sont plus difficile à tolérer mais à l’époque c’était tellement cool, j’imagine…

Top ten personnel

1. Beggars Banquet – Rolling Stones

2. Rubber soul – Beatles

3. London Calling – The Clash

4. Every Pictures Tells a story – Rod Stewart

5. Charlebois avec Louise Forestier

6. Aqualung – Jethro Tull

7. Tommy – The Who

8. Hunky Dory – David Bowie

9. Murder Ballads – Nick Cave and the Bad Seed

10 – Gotham – Bauhaus

À suivre

Evidemment, aucune liste ne fait l’affaire de tous. Par exemple, la liste des 500 meilleurs albums de Rolling Stones en est un bel exemple. On s’attendrait a un mix plus homogène mais on y retrouve du Michael Jackson, du Marvin Gayes, du Notorious B.I.G et du Run DMC au travers de Led Zeppelin et des Beatles. Bon, Michael, avant qu’il ne vire fou (Off the Wall et Thriller), il faut être de mauvaise foi pour dire que c’est de la marde. Marvin et son père fou (lui aussi), B.I.G. – mort et Run DMC qui sont en train de dépenser leurs derniers dollars en conneries ont quand même produit des trucs intéressant. Reste que j’aurais préféré qu’on s’entende sur la liste. Les 500 meilleurs albums de quoi ? De pop ? De musique ? de marde américaine ?

Je bande mou quand on écrit que “What’s going on?” de Marvin Gaye est un meilleur album que Beggars Banquet des Rolling Stones. Anyway, Ici commence ma critique des 500 meilleurs album, UN PAR UN, kaliss… Vous êtes avertis.