# 2 Pet Sounds
août 4, 2008
OK, je vous l’ai peut-être déjà dit, mais je ne suis pas un critique officiel (un critiqueux anal peut-être, mais pas officiel).
Je ne pourrais jouer d’un instrument même si m’a vie en dépendait et j’ai une véritable voix de chiottes (J’ai quelques par un enregistrement accapella de moi (16 ans) chantant « Your mother should know » des Beatles. Je l’ai gardé juste comme arme contre ma blonde).
Donc, aucun talent, pas d’oreilles, pas de rythme (je danse comme une boîte à malle visitée par une cellule felquiste), mais beaucoup de plaisir à écouter de la musique.
Pourquoi vous dis-je ça? D’abord pour établir que je ne suis pas un artiste frustré (comme la tradition laisse croire que sont la plupart des critiques) et ensuite pour vous avertir que si vous me commentez mes trucs en essayant de faire valoir que vous êtes Pépé et sa guitare ou que vous êtes capable de jouer « Les jeux interdits » sur une douze cordes en écoutant « Bleu Nuit » à poil, je vais vous répondre par quelques injures bien senties (si vous êtes une fille, je vous demanderai d’envoyer une photo).
Ce que vous lisez en ce moment, c’est mon petit jardin secret où je prends le droit d’affirmer que CCR, c’est plate, mais Yello c’est cool.
Bon, en deuxième position du top 500 de Rolling Stones : Pet sounds des Beach Boys.
Un bon disque, une grande production, mais de là à le mettre en 2e, j’ai un problème.
Petite note : C’est clair, très clair qu’il ne faut pas juger un album en fonction seulement de ce que l’on entend, mais il faut aussi considérer sa place dans l’histoire.
Pour la petite histoire, rappelons que ce disque est la réponse de Brian Wilson à l’album Rubber Soul des Beatles. Wilson était impressionné par l’unité de cet album. Les Beatles diront à leurs tours que Sgt Peppers est la réponse à Pet Sounds… bon, on s’autoflatte et c’est cool, mais Strange Days des Doors est aussi une réponse à un album des Beatles (Sgt Peppers) et, selon moi, le résultat est bien plus intéressant (et Strange Days est à la 407e position derrière Sinead O’Connor… eurgh!!!!) .
Évidemment, on y retrouve de grandes pièces parfaitement exécutées mettant en évidence l’impeccable maitrise des harmonies vocales. Wouldn’t it be nice?, God only knows (reprise par Bowie sur l’album Tonight), Sloop John B et bien d’autres. On voit une indéniable progression depuis l’habile groupe de Surf rock qui pondait un ou deux tubes par album (qu’on entend encore, entre autres, à toutes les fois où quelqu’un est sur une planche et glisse le long de quelque chose).
On reprend très bien les grosses orchestrations à la Beatles. Ajout de trompettes, bourrasque de violons et surtout cette manie de tout meubler au point de vue sonore (c’est ce qui arrive quand tu es habitué d’enregistrer avec 4 pistes et que tu tombes soudainement avec 8 ou seize pistes). Pas de silence, il y a toujours un instrument qui gémit quelque part. Mon principal problème est que toutes les chansons sonnent pareilles. C’est un peu comme écouté un album de Ed Gein : pas moyens de savoir ou commence et ou se termine les chansons (en plus de ne rien comprendre même si le chanteur hurle). C’est comme quintupler la recette de Chili pour en manger toute la semaine. C’est drôle jusqu’à mardi mais ça devient vite longuet.
Ajoutons aussi qu’il s’agit d’un album de Brian Wilson bien davantage qu’un album des Beach Boys. L’album était déjà composé et orchestré avant même que le reste du band ne remette les pieds dans le studio.
Un bon album, plaisant à écouter, frais, plus consistant que les galettes précédentes. Personnellement, il est plus dans mon top 200 que mon top 2.
1 : Sgt Peppers and the Lonely Hearts Club Band
juin 1, 2008
Il y a deux type d’albums dans mes affaires : Ceux que je possédais avant de lire la liste et ceux que j’ai acquis après avoir lu la liste. La plupart des gens normaux découvre le sexe à l’adolescence, pas moi. Étant d’une paresse (et timide) au delà de toutes espérances, j’ai passé beaucoup de temps seul à écouter des vinyles et lire. D
Dans l’ordre, les quatre premiers albums que j’ai acheté étais 1. Michel Fugain (une merde de compilation dont la majorité des chansons étaient écrites par Delanoé), 2. Neige de André Gagnon (avec le grand “succes” WOW – on est en plein Disco), 3. Plume Pou Digne (J’ai été longtemps terrorisé par le bruit de disque rayé au début de l’album), 4. In the court of the Crimson King.
On peut voir la progression. J’ai découvert les Beatles peu de temps après. L’attrait des Beatles est que si vous avez suffisamment pris d’ascenseur, vous connaissez toutes les mélodies des Beatles. Le point est que la musique des Beatles est si importantes, il est impossible de ne pas y être confronté. Mon grand plaisir était d’acheté des albums des Beatles et me rendre compte que je connaissais toutes les tounes. Sgt Peppers a été acquis à la fin des années 70, après “Rubber Soul” et “Revolver” – mes favoris.
À l’époque, le vinyle contenait encore les trucs à découpés (moustache, médailles…). Au moment de l’acquisition, Rubber Soul était mon album favori – plus pop, plus de mélodies accrocheuses mais moins mature.
À propos de Peppers, à part la toune titre, “A Day in The Life” et “With a Little Help from my Friends”, je suis resté plutôt froid. Après quelques écoutes, “She’s Leaving Home” est devenu le centre de mes préoccupations. Il y avait quelque chose de pathétique et de vibrant dans cette histoire d’enfant adulte qui veut s’émanciper de parents controllant (je suis en pleine adolescence). Les violons (tellement MacCartney) et surtout cette voix qui décrit plutôt que de participer me hante encore.
Après plusieurs écoutes, j’ai compris le concept et est devenu un fan de cet album. C’est évident que trente ans plus tard, les envolées de cythare ( ou sythare) de Harrison sont plus difficile à tolérer mais à l’époque c’était tellement cool, j’imagine…
Top ten personnel
1. Beggars Banquet – Rolling Stones
2. Rubber soul – Beatles
3. London Calling – The Clash
4. Every Pictures Tells a story – Rod Stewart
5. Charlebois avec Louise Forestier
6. Aqualung – Jethro Tull
7. Tommy – The Who
8. Hunky Dory – David Bowie
9. Murder Ballads – Nick Cave and the Bad Seed
10 – Gotham – Bauhaus
À suivre
Les 500 meilleurs albums selon Rolling Stones
juin 1, 2008
Evidemment, aucune liste ne fait l’affaire de tous. Par exemple, la liste des 500 meilleurs albums de Rolling Stones en est un bel exemple. On s’attendrait a un mix plus homogène mais on y retrouve du Michael Jackson, du Marvin Gayes, du Notorious B.I.G et du Run DMC au travers de Led Zeppelin et des Beatles. Bon, Michael, avant qu’il ne vire fou (Off the Wall et Thriller), il faut être de mauvaise foi pour dire que c’est de la marde. Marvin et son père fou (lui aussi), B.I.G. – mort et Run DMC qui sont en train de dépenser leurs derniers dollars en conneries ont quand même produit des trucs intéressant. Reste que j’aurais préféré qu’on s’entende sur la liste. Les 500 meilleurs albums de quoi ? De pop ? De musique ? de marde américaine ?
Je bande mou quand on écrit que “What’s going on?” de Marvin Gaye est un meilleur album que Beggars Banquet des Rolling Stones. Anyway, Ici commence ma critique des 500 meilleurs album, UN PAR UN, kaliss… Vous êtes avertis.